Pour les bébés qui naissent à l’automne ou en hiver, pendant la saison épidémique, il existe 2 solutions au choix des parents :
La vaccination de la femme enceinte entre la 32ème et 36ème semaine d’aménorrhée (le principe : la mère développe alors des anticorps en réaction au vaccin et ces anticorps vont aller jusqu’au fœtus pour le protéger)
L’injection chez le nouveau-né d’anticorps monoclonaux en 1 fois (le principe : le bébé est protégé directement grâce aux anticorps sans stimulation du système immunitaire).
Pour les bébés nés avant la saison épidémique (entre février et août) : la solution est l’injection chez le nouveau-né d’anticorps monoclonaux en 1 fois dès le début de la campagne d'immunisation en septembre.
Ces 2 solutions sont relativement récentes et depuis qu’elles existent, les hospitalisations de nouveau-nés en particulier en réanimation et les formes graves ont nettement diminué.
En effet une étude réalisée par un organisme indépendant, demandée par la CNAM (sécurité sociale) et l’ANSM (agence du médicament), a montré que ces solutions sont efficaces, et que l’immunisation des nourrissons l’est davantage car par rapport au vaccin de la femme enceinte, elle réduit de 26% de plus le risque d’hospitalisation, de 42% de plus les admissions en réanimation ou soins intensifs.
Ces solutions montrent les progrès de la médecine et il est toujours bon de rappeler que la médecine progresse. Auparavant il n’existait que les injections de Synagis réservées aux bébés prématurés (1 injection par mois pendant 5 mois). Donc aujourd’hui grâce aux solutions de prévention disponibles tous les enfants peuvent être protégés et en 1 seule injection dès leur 1er hiver. On se réjouit de pouvoir bénéficier de ces avancées dont bénéficient nos enfants.
Le Pr Picone, chef de service de la maternité de l’hôpital Louis Mourier et fondateur du GRIG (groupe de recherche des infections pendant la grossesse) nous rappelait lors d’une interview que "ces 2 stratégies sont extrêmement efficaces et diminuent de 80% le risques de formes graves".