Sevrage : comment passer du sein au biberon en douceur ?

Reprise du travail, envie de retrouver un peu de temps pour soi, fatigue qui s'installe, ou simplement ce sentiment que le moment est venu… Quelle que soit la raison de commencer le sevrage, elle est la bonne, parce qu’elle est la vôtre. 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande un allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois, puis sa poursuite, parallèlement à la diversification alimentaire, jusqu’à 2 ans ou plus.

Mais chaque histoire est unique et, lorsque vient le moment de passer du sein au biberon, il faut aussi avancer sans pression, au rythme de bébé… et de maman.

Comment sevrer mon bébé progressivement ? 

La règle d’or : tout en douceur… Commencez par remplacer une seule tétée, puis laissez quelques jours à votre bébé, et à votre poitrine, pour s’adapter avant d’en supprimer éventuellement une deuxième.

Pour le premier biberon de remplacement, choisissez de préférence une tétée en journée. Conservez dans un premier temps celle du matin : après la nuit, les seins sont souvent davantage pleins et la supprimer trop rapidement pourrait favoriser un inconfort ou un engorgement. La tétée du soir est, quant à elle, souvent un moment de réconfort et de retrouvailles très important avec votre bébé. Les tétées du matin et du soir peuvent donc être parmi les dernières à disparaître.

Exemple de sevrage progressif pour un bébé qui tète 5 fois par jour (1 nouvelle étape tous les 5 jours) :

Période

Tétée remplacée par un biberon

Nombre de tétées restantes

Nombre de biberons

Jour 1 à 5

Une tétée en journée (ex : milieu d’après-midi) 

4

1

Jour 6 à 10

Une 2ème tétée en journée (ex : milieu de matinée) 

3

2

Jour 11 à 15

Une 3ème tétée en journée (ex : midi)

2

3

Jour 16 à 20

La tétée du matin 

1

4

Jour 21 et +

La tétée du soir en dernier 

0

5

 

L’astuce de la sage-femme : Si bébé n’a connu que le sein, vous pouvez commencer par tirer votre lait et le proposer à votre bébé dans un biberon. Il découvre ainsi une nouvelle façon de boire tout en conservant le goût familier de votre lait. Une transition particulièrement intéressante si vous souhaitez préparer la reprise du travail, sans commencer un véritable sevrage.

Cette diminution progressive des tétées laisse également le temps à votre production de lait de s’adapter et limite les sensations de seins trop pleins ou tendus.

Allaitement mixte : pas besoin de choisir entre sein et biberon 

Introduire le biberon ne signifie pas forcément arrêter complètement d’allaiter. De nombreuses mamans conservent les tétées du matin et du soir tout en proposant des biberons le reste de la journée. Cet allaitement mixte peut permettre de prolonger l’allaitement tout en gagnant en souplesse dans l’organisation quotidienne. 

Le sevrage peut ensuite évoluer naturellement : certaines mamans conserveront longtemps ces moments privilégiés, quand d’autres supprimeront progressivement les dernières tétées. C’est à vous de décider…

Des petites astuces pour conserver votre lactation lors d’un allaitement mixte :

  • Gardez les tétées du matin et du soir : ce sont les plus stimulantes.

  • Un biberon à la place d'une tétée ? Continuez de tirer votre lait à peu près à la même heure que bébé prend son biberon, cela maintient le signal hormonal.

  • Une étape à la fois : ne supprimez jamais plusieurs tétées d'un coup

  • Prenez soin de vous : buvez, mangez, reposez-vous.

Bébé refuse le biberon : un proche peut prendre le relais !

Pour un bébé allaité, le sein est bien plus qu’une façon de se nourrir : il y retrouve l’odeur de sa maman, sa chaleur, sa façon de téter et un moment de réconfort. Le passage du sein au biberon peut donc demander un petit temps d’adaptation, et c'est bien normal.

Pour les premiers essais, faites-vous aider par l’autre parent ou un proche. Si maman est présente juste à côté, bébé peut avoir du mal à comprendre pourquoi on lui propose un biberon alors que le sein est disponible. Certains bébés l’acceptent beaucoup plus facilement lorsque leur maman quitte simplement la pièce.

Choisissez également un moment où bébé est calme, sans attendre qu’il soit affamé. Et surtout, ne forcez pas : un refus aujourd’hui ne signifie pas qu’il refusera demain.

Quel lait infantile choisir après l'allaitement ?

Si vous souhaitez diminuer ou arrêter l’allaitement, une préparation de suite, aussi appelée lait infantile 2ème âge, peut prendre progressivement le relais du lait maternel à partir de 6mois, parallèlement à la diversification alimentaire. Le choix d’un lait infantile doit toujours tenir compte de l’âge et des besoins spécifiques de votre bébé. En cas de doute, demandez conseil au pédiatre, au médecin ou à la sage-femme qui le suit.

Les laits infantiles bio Babybio

Quand vient le moment d’introduire un lait infantile, chez LE LiVRE BLEU nous recommandons régulièrement le lait infantile Babybio Optima. Pourquoi on l’aime ? Parce qu’il coche toutes les cases qui comptent pour nous : bio, origine du lait, analyses et une composition pour accompagner bébé en relais de l’allaitement ou non. C’est un lait infantile élaboré à partir de lait de vache bio français, fabriqué en France, sans huile de palme et soumis à plus de 300 analyses.

Et si vous voulez essayer ce lait infantile avant de vous engager avec une boite ou un abonnement, c’est possible ! Babybio propose un kit d’essai gratuit : 3 échantillons d'Optima 2ème âge (soit 3 biberons de 180mL) pour permettre à bébé de tester en douceur son nouveau lait infantile ! C’est la bonne idée pour éviter le gaspillage et réduire votre charge mentale de savoir si bébé acceptera son lait infantile.


Et vous dans tout ça ?

On parle beaucoup de l’adaptation de bébé, mais moins de ce que peut ressentir sa maman. L’arrêt de l’allaitement peut être vécu avec soulagement, culpabilité, nostalgie… parfois tout cela à la fois. Même lorsqu’il est choisi, le sevrage peut marquer émotionnellement la fin d’une période très particulière.

Rassurez-vous, ce n'est pas parce que l'allaitement s'arrête que le lien avec bébé disparaît. Il se poursuit, simplement autrement. Les câlins restent, le peau-à-peau aussi si vous en avez envie, les regards échangés et les petits rituels autour du biberon prennent le relais. La dernière tétée ne marque pas une fin, mais une transition.

Et pour prolonger votre accompagnement, Babybio a également conçu, avec La Tribu Happy Kids et des professionnelles de santé (dont une consultante en lactation et une sage-femme), "Ma boîte allaitement". Une boîte qui couvre deux moments clés, où l’on se pose souvent beaucoup de questions : la mise en place de l'allaitement puis le sevrage en douceur. Cette boite réunit des petits outils pour vivre sereinement ces deux moments…

En résumé : 5 petits conseils à retenir pour un sevrage réussi

  • Pour commencer, remplacez de préférence une tétée de journée, plutôt que celle du matin ou du soir.

  • Si bébé n’a connu que le sein, proposez-lui d’abord, lorsque c’est possible, votre lait maternel tiré dans son biberon.

  • Pour les premiers essais, laissez l’autre parent ou un proche proposer le biberon et, si nécessaire, quittez la pièce quelques minutes.

  • Conservez certaines tétées si vous souhaitez poursuivre un allaitement mixte.

  • Prenez votre temps : le bon rythme est celui qui convient à votre bébé et à votre famille.

 

FAQ

Il n'y a pas d'âge « idéal » : le bon moment est celui qui convient à votre famille. L'OMS recommande un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, puis sa poursuite avec la diversification alimentaire jusqu'à 2 ans ou plus, mais chaque maman reste libre de son choix. Avant 12 mois, le lait maternel doit être relayé par un lait infantile adapté à l'âge de bébé. Pour aller plus loin : OMS – allaitement ou mangerbouger.fr

Observez son confort digestif sur quelques jours : selles régulières, peu de régurgitations, sommeil et humeur habituels, bonne prise de poids. Un changement de lait peut entraîner de petits ajustements au début, c'est pourquoi on l'introduit progressivement. Si bébé vomit, a des selles liquides ou glaireuses, des boutons ou paraît très inconfortable, demandez conseil à votre pédiatre ou à votre médecin.

La bonne idée : Le kit d'essai Babybio permet de tester le lait infantile en douceur avant de passer à l’achat d’une boîte.

Oui. Les laits infantiles à base de lait de chèvre sont soumis à la même réglementation européenne que ceux à base de lait de vache et peuvent convenir aux bébés en relais de l'allaitement. C'est le cas de la gamme Caprea de Babybio, élaborée à partir de lait de chèvre bio. Attention : en cas d'allergie aux protéines de lait de vache, le lait infantile de chèvre n'est pas une solution. Demandez alors l'avis d'un professionnel de santé.

Pas de panique, c'est fréquent chez les bébés allaités. Faites proposer le biberon par l'autre parent ou un proche pendant que maman quitte la pièce, choisissez un moment où bébé est calme plutôt que très affamé, et essayez différentes tétines (forme, débit). Surtout, ne forcez pas : un refus aujourd'hui ne veut pas dire qu'il refusera demain. Si les refus persistent, une sage-femme ou une consultante en lactation pourra vous accompagner. Pour trouver de l'aide : La Leche League France

Sevrez progressivement pour laisser à la production de lait le temps de s'adapter. En cas de seins tendus, vous pouvez tirer juste un peu de lait pour vous soulager, sans vider complètement le sein, porter un soutien-gorge confortable et appliquer du froid entre les tétées. En cas de seins très douloureux, de zone rouge ou chaude, de fièvre, ou si le sevrage est difficile pour vous ou votre bébé, n’hésitez pas à demander conseil à une sage-femme, un médecin ou une consultante en lactation. Pour en savoir plus : ameli.fr – allaitement

Oui, c'est fréquent. Entre les variations hormonales, la fatigue et l'émotion de tourner une page, on peut ressentir de la nostalgie, de la culpabilité ou de la tristesse, même quand le sevrage est un choix. Mais ne vous en faites pas, le lien avec bébé, lui, continue autrement : câlins, peau-à-peau, rituels autour du biberon. Toutefois, si ce mal-être dure plus de deux semaines ou vous pèse au quotidien, parlez-en à votre médecin, à votre sage-femme ou à un proche.