Les méningites à méningocoque

Le laboratoire GSK a lancé depuis plusieurs mois une campagne de sensibilisation autour des méningites à méningocoque, l’occasion d’en savoir plus sur cette maladie.

Les méningites à méningocoque

La méningite peut être mortelle et les symptômes peuvent être trompeurs.

QU’EST-CE QU’UNE MENINGITE ?

Une méningite est une inflammation des méninges, ce tissu contenant le liquide cérébrospinal qui enveloppe le cerveau et la moelle épinière.

Les méningites peuvent être virales c’est-à-dire induites par un virus (70% des cas), peu graves (elles durent une semaine) ou d'origine bactérienne, donc induites par une bactérie (à pneumocoque ou méningocoque), les plus graves car si la bactérie passe dans le sang et atteint les méninges, elle peut provoquer une infection généralisée (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans), et entrainer des séquelles importantes et le diagnostic vital peut être engagé.

Les méningites à méningocoque sont certes rares (environ 500 personnes en France chaque année), mais graves (la France est le 3ème pays en Europe en nombre de décès), et imprévisibles (survenue de manière isolée, premiers signes peu caractéristiques, potentiel décès en 24 à 48h).

QUI EST CONCERNÉ ?

Les nourrissons, les enfants de moins de 5 ans les adolescents et les personnes immunodéprimés sont les plus vulnérables.

QUEL EST LE MODE DE TRANSMISSION ?

Il existe de nombreuses espèces de bactéries pouvant provoquer une méningite à méningocoque. 10% de la population est porteuse d’une de ces bactéries en cause qui généralement ne sont pas dangereuses et qui colonisent l’arrière du nez et la gorge. Elles sont souvent transmises par la toux, les éternuements et les baisers.

QUELS SONT LES SYMPTOMES ?

Les premiers symptômes apparaissent au bout de 4 à 8h et peuvent être confondus avec ceux d’autres pathologies (grippe, gastro…) :

-       Fièvre élevée (> 39°)

-     Nausées

-       Perte d’appétit

-       Irritabilité

-       Maux de gorge, rhinorrhée

Puis rapidement l’état se détériore avec une progression des symptômes en quelques heures (12 à 15h après les premiers symptômes) :

-       Extrémités froides

-       Purpura fulminans (éruption cutanée sous la forme de petits points rouges ou mauves semblables à des piqûres d’épingle, qui lorsqu’on appuie dessus ne blanchissent pas comme la peau devrait normalement le faire)

-       Photophobie (ne supporte pas la lumière)

-       Syndrome méningé :

o   Raideur de la nuque (symptôme moins fréquent chez les personnes dont le système immunitaire ne fonctionne pas correctement, les personnes âgées, les enfants de moins de 24 mois et tout particulièrement ceux de moins de 6 mois)

o   Maux de tête intenses provoqués par une pression accrue dans la tête (prêter attention aux signes d’irritabilité chez les enfants trop jeunes pour se plaindre de maux de tête)

Chez le nouveau-né et le nourrisson d’autres signes peuvent alerter tels qu’une difficulté à s’éveiller, des cris ou gémissements sur un ton élevé, une tendance à arquer le dos et à tirer sur le cou, une agitation même quand on prend l’enfant dans ses bras, une expression vide ou un teinte pâle tacheté (cyanose, marbrures)

Chez les adolescents des douleurs dans les jambes peuvent aussi être un signe d’alerte caractéristiques mais pouvant être prises pour de simples douleurs musculaires type courbatures post activité sportive. Autre signe d’alerte, des douleurs abdominales pouvant simuler une gastroentérite ou une appendicite

Il est important de consulter votre médecin ou de vous rendre aux urgences les plus proches si votre enfant a un comportement qui diffère de d’habitude.

Dans le cas de la méningite la rapidité de la prise en charge est essentielle car la maladie évolue très vite.

QUELS SONT LES RISQUES ?

Dans 5 à 10% des cas l’issue est fatale.

Dans les autres cas, environ 1 survivant sur 5 souffre de séquelles permanentes et invalidantes identifiées lors de l’hospitalisation (handicap physique ou neurologique majeur tel que l’amputation de membre, perte d’audition ou convulsions exigeant un traitement permanent).

QUELLE EST LA PRISE EN CHARGE ?

La ponction lombaire (prélèvement de liquide céphalo rachidien) complétée par une analyse des bactéries présentes dans le sang permettent d’affirmer le diagnostic. L’incubation dure généralement 3 à 4 jours mais peut être prolongée jusqu’à une dizaine de jours.

Un traitement approprié existe (antibiotique, hospitalisation rapide en soins intensifs).

COMMENT PREVENIR LA MENINGITE ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la manière la plus efficace de prévenir les méningites bactériennes est de se vacciner.

Parmi les 11 vaccins obligatoires aujourd’hui pour le nourrisson, trois des quatre méningites bactériennes les plus prédominantes chez l’enfant sont couvertes. Les vaccins ont été introduits progressivement dans le calendrier du nourrisson : le vaccin contre la méningite à Haemophilus influenzae type B en 1992, le vaccin contre la méningite à pneumocoques en 2006 et le vaccin contre la méningite à méningocoque de sérogroupe C en 2010. Il existe d’autres vaccins contre l’ensemble des sérogroupes de méningocoques les plus fréquents qui sont actuellement recommandées et prises en charge uniquement pour les populations les plus à risque d’infection (i.e. patients ayant un déficit en complément, patients aspléniques…), ou autour d’un cas d’IIM (Infection Invasive à Méningocoque) selon le sérogroupe et dans un contexte d’épidémie locale.

Les autres moyens de prévenir les méningites à méningocoque sont essentiellement les gestes barrières : la distanciation vis-à-vis d’un malade, le port d’un masque au contact proche d’un malade (le lavage des mains n’a ici aucune efficacité car la bactérie ne survit pas dans l’air ambiant ni sur les surfaces, prise d’antibiotique en préventif, parlez-en à votre médecin.)

 

 

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