Quelle prise en charge pour les problèmes d'infertilité ?

Stimulation ovarienne, insémination artificielle, FIV : tout comprendre sur la PMA

En France, un couple sur quatre rencontre des difficultés à concevoir un enfant. Face à cette réalité, la procréation médicalement assistée (PMA) propose aujourd’hui différentes solutions pour accompagner les personnes en désir d’enfant. Mais par où commencer ? Quelles sont les étapes ? Et quels traitements peuvent être proposés ? On vous explique.

Quand consulter en cas de difficultés à concevoir ?

La première chose à faire est bien sûr de consulter un gynécologue afin de discuter de votre projet et de vos difficultés. 

Le parcours dépend ensuite de plusieurs facteurs, notamment l’âge :

  • À 25 ans, il est possible que le médecin vous recommande de poursuivre votre projet naturellement avec plusieurs rapports par semaine, et de revenir le voir dans un an s’il n’y a pas eu de concrétisation entre-temps.

  • À 35 ans, la prise en charge est plus rapide : après quelques mois sans succès, un accompagnement médical est généralement envisagé rapidement car la fertilité baisse de moitié autour de 35 ans (12,5% de chance de procréer à chaque cycle au lieu de 25%).

Le bilan d'infertilité : comprendre les causes

Le point de départ avant toute prise en charge, est un bilan destiné à identifier les causes de l’infertilité. Il comprend différents examens pour la femme comme pour l'homme : prises de sang, analyses hormonales, explorations fonctionnelles…

 

Dans 10 à 25% des cas, les causes restent inexpliquées. 

Dans les autres situations, l’infertilité peut être liée à :

  • des déséquilibres hormonaux

  • des troubles de l’ovulation

  • une altération de la qualité ou du nombre de spermatozoïdes

  • certaines pathologies ou certains traitements (comme la chimiothérapie par exemple)

En fonction des résultats, un protocole adapté est proposé.

 

Les différentes techniques de PMA

1. La stimulation ovarienne

Il s’agit souvent de la première étape du parcours.

La femme se fait des injections hormonales afin de stimuler les ovaires et produire davantage d’ovocytes. L’ovulation est ensuite déclenchée à un moment précis par une injection en intramusculaire, afin d’optimiser les chances de fécondation lors des rapports.

2. L’insémination artificielle

Si nécessaire, une insémination artificielle peut être proposée.

Elle repose sur le même principe de stimulation ovarienne, mais avec une intervention supplémentaire : la semence (sperme) de l’homme est recueillie en laboratoire, puis injectée directement dans l’utérus par un gynécologue au moment le plus favorable (après le déclenchement par injection de l'ovulation).

 3. La fécondation in vitro (FIV) 

Vient ensuite la solution de la  FIV, une technique plus avancée.

Tout se passe comme avec l’insémination artificielle, mais dans ce cas, les ovocytes sont prélevés (ponction ovarienne) sous anesthésie locale ou générale pendant que le sperme de l’homme est recueilli. Puis ces gamètes se rencontreront dans une éprouvette, en laboratoire.

Si des embryons se développent, un ou deux sont transférés dans l’utérus. Les embryons supplémentaires s’ils sont suffisamment “résistants” peuvent être congelés pour un transfert ultérieur.

Dans certains cas, les embryons non utilisés peuvent être donnés à d’autres couples ou à la recherche.

À noter : lorsque l’ovocyte provient d’une donneuse, le protocole utilisé est la FIV. Lorsque le sperme provient d’un donneur, le protocole pourra être l’insémination artificielle ou la FIV, en fonction des caractéristiques du sperme. Lorsque l'ovocyte est issue d'une congélation, le protocole est la FIV.

 

Les techniques complémentaires

  • FIV avec ICSI (intra cytoplasmic spermatozoïde injection) : un spermatozoïde est sélectionné et injecté directement dans un ovocyte pour favoriser la fécondation.

  • Diagnostic préimplantatoire (DPI) : réalisé dans le cas d’une maladie familiale grave (mortelle/incurable, comme la mucoviscidose par exemple) qui peut être transmise à l’embryon, le DPI permet de sélectionner des embryons non atteints par la maladie. Il est à noter qu'en France il est interdit de sélectionner les embryons pour une autre raison (ex. le sexe).

Un parcours médical et émotionnel

Chaque parcours de PMA est unique, souvent long et éprouvant. Ces techniques offrent aujourd’hui des possibilités pour concrétiser un projet parental, cependant on souhaite à tous ceux qui souhaitent un enfant de ne pas être freinés ou empêchés par l'âge et la baisse de la fertilité.

La sécurité sociale dans sa mission de prévention communique désormais sur le fait que la fertilité baisse drastiquement autour de 35 ans, souhaitant ainsi pour les couples qui souhaitent un enfant ne pas leur faire vivre un parcours semé d'embûches, psychologiquement éprouvant et avec un taux de succès qui n'est pas de 100% malheureusement.

Nous souhaitons à toutes celles et ceux qui souhaitent un enfant de réaliser leur rêve, et nous souhaitons beaucoup de courage à toutes les personnes qui s’engagent dans un parcours PMA.

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Nous remercions Violaine Kerbrat, sage-femme qui nous a aidé à rédiger cet article.

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