Syndrome du bébé secoué, le conseil d'état se prononce

Le conseil d'état valide les recommandations de la HAS. Un soulagement pour les familles de victimes.

Syndrome du bébé secoué, le conseil d'état se prononce

Un collectif de parents d’enfants victimes du syndrome du bébé secoué (SBS) ont permis une avancée majeure l’été dernier : la reconnaissance et la validation par le Conseil d’Etat des recommandations de la Haute Autorité de Santé concernant le SBS.

 

Ces recommandations, conformes à l’état de la science et au respect de la présomption d’innocence, ont pour objectif d’éviter l’errance de diagnostic, d’assurer un meilleur traitement médical à ces enfants, et de permettre une protection des nourrissons exposés à la maltraitance de l’adulte par l’intervention des services de protection de l’enfance et de la justice, et que les auteurs soient mis hors d’état de nuire à cet enfant et à d’autres. Car des secouements peuvent se répéter s’ils ne sont pas décelés et donc si l’enfant n’est pas protégé de l’auteur.

 

Cette sanctuarisation est une reconnaissance du caractère indispensable de la détection de ce syndrome qui touche chaque année en France plusieurs centaines d’enfants. Parmi ceux-ci 20 % vont décéder, ou pour les survivants être touchés par des séquelles très lourdes dans 75% des cas.

 

Cette décision est d’autant plus importante dans le contexte sanitaire actuel ou il est désormais clairement documenté que les confinements successifs ont entrainé une augmentation des maltraitances sur les enfants

 

« L’objectif est de guider les professionnels de santé dans la définition et la mise en œuvre des stratégies de soins à visée préventive, diagnostique ou thérapeutique les plus appropriées, sur la base des connaissances médicales avérées à la date de leur édiction. Elles participent, à ce titre, à la réunion et à la mise à disposition de ces professionnels des données acquises de la science, y compris au niveau international, sur lesquelles doivent être fondés les soins qu’ils assurent aux patients, conformément à l’obligation déontologique qui leur incombe en vertu des dispositions du code de la santé publique qui leur sont applicables. »

 

Désormais il devient urgent d’accroitre la formation des acteurs de la protection de l’enfance sur ce syndrome : ses symptômes, sa prise en charge et le signalement.

 

C’est pourquoi LE LiVRE BLEU s’engage à communiquer les recommandations de l’HAS, auprès du grand public mais aussi auprès des professionnels de santé avec lesquels nous travaillons.

 

Premiers signataires du Collectif : Arnaud Castex, Fanny Correia, Manu Correia, Catherine Dumont, Bertrand Gimonet, Maryline Koné, Aude Lafitte, Franck Salmon, Sylvie Vernassière Avocat à la Cour , porte-parole du collectif.

close Panier

Nouveau compte S'inscrire