Le rôle du pédiatre lors de l'accouchement

La plupart des accouchements se déroulent sans incident. Cependant, dans certains cas, le pédiatre doit obligatoirement assister à l’accouchement.

Le rôle du pédiatre lors de l'accouchement

La plupart des accouchements se déroulent sans incident. Cependant, dans certains cas, en particulier face à une grossesse à risque ou des difficultés obstétricales à l’expulsion, le pédiatre doit obligatoirement assister à l’accouchement pour :

  • Parer aux éventuelles détresses vitales, respiratoires et cardiaques;
  • Effectuer les actes de réanimation nécessaires ;
  • Prendre toutes les dispositions pour un éventuel transfert du nouveau-né en unité de soins intensifs ou de réanimation.

La présence du pédiatre est également indispensable en cas de naissance prématurée, et pour un accouchement par césarienne ou par forceps, qui nécessitent une anesthésie locorégionale ou générale.

Le pédiatre doit disposer en salle de naissance d’un équipement approprié et obligatoire dans les maternités :

  • Table chauffante avec autocontrôle thermique pour le nouveau-né,
  • Matériel d’aspiration, oxygène et appareil de surveillance de l’oxygène, du pouls, de la pression artérielle, de la fréquence respiratoire,
  • Masque et ballon d’oxygène,
  • Matériel d’intubation, de perfusion veineuse et de cathétérisme de la veine ombilicale, etc.

Dès que l’enfant vient de naître, le pédiatre et l’équipe médicale définissent systématiquement le score de vitalité (score d’AGPAR). C’est une méthode simple et indolore :
Elle évalue l’état de sa respiration, de son rythme cardiaque, du tonus musculaire, de sa réactivité et de la coloration de sa peau.
Calculés à une minute, trois minutes, puis cinq minutes après la naissance, ces cinq critères donnent un résultat global noté de 0 à 10.
Au-dessous de 7, il indique que le nouveau-né a des difficultés à s’adapter à la vie extra-utérine et peut nécessiter l’assistance de manœuvres de réanimation.

La présence d’un pédiatre dans la maternité est obligatoire.

Il intervient dans 10% des cas environ, selon le niveau de maternité :

Niveau 1 :

45% des maternités : elles accueillent les futures mamans dont la grossesse et l’accouchement ne présentent à priori, aucun risque, comme dans la majorité des cas.

Niveau 2

45% des maternités : elles sont dotés d'un service de néonatalogie et peuvent accueillir des prématurés à partir de 33-34 semaines d’aménorrhée.

Niveau 3

10% des maternités qui accueillent les prématurés en dessous de 33 semaines d’aménorrhée et possèdent un service de réanimation.

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